Ambitions du musée

Conserver et valoriser le patrimoine aéronautique

Il s’agit, au-delà de l’appréhension d’une histoire particulière, celle de l’aéronautique et du patrimoine qui en témoigne, de susciter de l’intérêt, de la curiosité et de l’envie, vis-à-vis des sciences et des techniques en général et des métiers qui les mettent en œuvre. C’est une des ambitions majeures de ce projet avec la conservation du patrimoine aéronautique. Aeroscopia propose des partenariats (via Terre d’Envol) au monde éducatif. Les partenariats à venir seront toujours basés sur une réalisation concrète, dont l’objectif sera clairement identifié et négocié par les partenaires.

Développer l’intérêt du public pour les programmes aéronautiques européens

Les enquêtes auprès du public et les manifestations aéronautiques organisées périodiquement dans la Région ont montré l’attrait pour les avions conçus et réalisés par l’industrie européenne. Une meilleure information et des contacts étroits avec la réalité des entreprises blagnacaises et de l’agglomération toulousaine sont vivement souhaités, comme le montre le succès des « journées portes ouvertes » organisées par Airbus. Un premier pas a été fait en 1992, en ouvrant au public la visite de la chaîne d’assemblage de l’avion A340. Cette initiative, complétée depuis par la visite de la chaîne d’assemblage de l’A380, est un véritable succès.
Rien que pour l’année 2009, près de 150 000 personnes sont venues visiter le site Airbus et ce malgré les contraintes imposées par l’accès à un site protégé. Afin d'entretenir l’attrait pour le tourisme industriel, l’usine Jean-Luc Lagardère, où se trouve la chaîne d’assemblage de l’A380, a été conçue avec la volonté de proposer les meilleures conditions de visite. Pour le touriste européen de passage, cette visite conforte l’image de haute technologie et de parfaite maîtrise d’un programme multinational.
Au visiteur régional, elle permet de se sentir plus proche d’une activité industrielle majeure de l’agglomération toulousaine et plus concerné par sa technique et son développement.
 

Exposer et valoriser l’apport régional dans l’histoire mondiale de l’aviation

L’agglomération toulousaine et Blagnac, qui ont vu naître l’aviation et qui sont devenues la première plateforme aéronautique d’Europe, ont de nombreux atouts pour satisfaire la soif d’information des visiteurs. Elles ont une Histoire scientifique, technique et humaine d’une grande richesse à mettre en valeur et qui a abouti aux fleurons qui sont Caravelle, Concorde et la famille Airbus.
Présenter cette Histoire, c’est parler des sciences, des techniques et montrer comment, pas à pas, ingénieurs et techniciens ont amélioré chaque partie d’un avion pour obtenir la fiabilité et les performances que nous connaissons. C’est montrer des équipements, des outillages et des avions anciens avec leurs prouesses techniques, leurs succès et parfois leurs échecs.
Mais, présenter cette Histoire, c’est aussi parler des Hommes, car la conquête de l’air a demandé beaucoup d’efforts et de sacrifices. Les pionniers, constructeurs, ingénieurs et pilotes d’essais font toujours rêver.
Où peut-on mieux qu’à Blagnac et dans l’agglomération toulousaine raconter le début de l’aviation, les premiers records et les paris les plus fous qui ont permis d’aboutir à l’A380 ?

Créer un lieu attractif pour susciter des vocations scientifiques et techniques

Les sites qui présentent au public les techniques modernes permettent aux jeunes de découvrir et d’apprendre. La fréquentation scolaire y est importante et l’organisation des présentations doit en tenir compte. Outre un public scolaire, le musée vise aussi les familles en quête d’un moment d’émerveillement, ainsi que les férus d’aéronautique venus chercher des compléments d’information. Les bâtiments, les collections ainsi que la scénographie tiennent compte de l’ensemble de ces publics pour leur offrir la meilleure visite possible. L’avion, qui de sa conception à son exploitation va demander l’excellence dans tant de métiers, peut contribuer à relancer l’attrait pour les formations scientifiques et techniques. Il faut qu’il soit une mine d’interrogations, de découvertes et d’émerveillements. Il faut surtout qu’il y ait pour en parler, des passionnés de l’aviation d’hier et d’aujourd’hui.